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Agriculture à Saint-Montan Le vignoble Le paysage de Saint-Montan est largement dominé par la vigne. Au 19ème siècle par exemple, l'élevage de ver à soie était courant, pour preuve les cheminées que l'on retrouve encore dans les 4 angles de certaines pièces de fermes. Avant 1956, on voyait encore des coteaux entiers d'oliviers et les vergers représentaient une part non négligeable des ressources. Et les troupeaux présents sur la commune se comptent aujourd'hui sur les doigts d'une seule main. Les photos du siècle dernier (voir page Histoire) montrent l'absence de végétation sur les bords des chemins et les arbres maigres sur les flancs pierreux révèlent que l'élevage de chèvres et de brebis était plus conséquent. La rationalisation de l'agriculture et la légitime amélioration des conditions de travail ont peu à peu conduit les exploitants à privilégier la culture de la vigne.
Quelques uns ont préféré continuer à réaliser eux même le travail de vinification pour pouvoir expérimenter des productions parfois moins commerciales mais plus originales.
Monsieur Terrasse, qui est l'un de ces indépendants, a conservé le pèse-vin de son grand-père qui était vigneron à Saint-Just dans les années 20. Utilisé pour connaître le degré d'alcool du vin, cet appareil fonctionne en deux étapes. On procède d'abord à un étalonnage en versant de l'eau chauffée jusqu'à ébullition. Lorsque le thermomètre se stabilise, on met la réglette graduée en place pour indiquer la position 0 ; cela s'appelle faire le point d'eau. Ensuite, on remplace l'eau par le vin jusqu'au niveau indiqué, on re-chauffe puis on mesure.
Saint-Montan compte une pépinière dans le quartier des tuilières pour le greffage de la vigne. Son exploitant, monsieur Lemoine, explique les origines du greffage de la vigne : Entre 1860 et 1914, le Phylloxera détruit le vignoble français. Cet insecte provient d'Amérique. Il fait périr les ceps de vigne en piquant les racines. Les variétés de vigne américaines résistent à l'insecte en cicatrisant les plaies. Pour reconstituer le vignoble, deux techniques s'imposent alors : La technique consiste à prélever un oeil (bourgeon, greffon) du cépage que l'on veut multiplier et de l'insérer sur une branche de la plante (porte greffe) qui porte les racines. Pour la vigne, il y a deux manières de greffer : - Le greffage sur place : le porte greffe est déjà planté et l'assemblage se fait dans le champ. - Le greffage sur table : pendant le repos végétatif (février-mars), les sarments sont débités en tronçons (boutures et greffons) et assemblés sur table à l'aide d'un greffoir ou d'une machine. Les boutures greffées sont ensuite mises au chaud à 28°C pendant environ 15 jours dans une atmosphère humide (stratification) afin de développer un tissu de soudure au niveau de la coupe de greffe. Les boutures greffées soudées sont plantées en pépinière fin avril-début mai et les plans racinés sont récoltés en novembre-décembre après la chute des feuilles. Les jeunes agriculteurs Le Conseil Municipal verse aux jeunes agriculteurs
une prime d'installation de 1 500 euros et ils sont exonérés du
foncier non bâti. La lavande
La lavande est très présente à Saint-Montan. De la mi-juillet à la mi-août, les remorques transportant les brins coupés vers la distillerie de Gras embaument sur leur passage les rues principales du village. Découvrez le reportage photo sur la distillerie depuis le site de Larnas.
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